Cultiver la conscience de ce qui est et non pas de ce qui n’est plus

novembre 9, 2013 § Poster un commentaire

Comment cultiver la conscience de ses richesses, de ce que l’on a ou de ce qui est? Nous sommes spontanément beaucoup plus enclins à développer la conscience de ce que l’on a pas ou de ce que l’on est plus, ou de ce que l’on est en train de perdre.

L’enjeu est plutôt de trouver des moyens que nous nous réjouissions de ce qui est encore. Comment cultiver cette conscience de l’être plutôt que celle du rien ?

Je prends un exemple lié à l’écologie et à un débat qui opposait récemment le chercheur en écologie Michel Loreau et un député européen socialiste. Ce dernier se réjouissait que l’Europe est occupée de développer un arsenal juridique de protection de la nature, sans doute un des plus avancés et des plus complets au niveau mondial.  Le scientifique de faire la remarque que l’Europe ne représente plus qu’environ 2% de la biodiversité mondiale tant l’action humaine a détruit la biodiversité existante en Europe. La plus grande partie de la biodiversité se trouve actuellement dans les zones tropicales. En fait, l’attitude de l’Europe, c’est un peu l’hôpital qui se moque de la charité.

Peut-on imaginer une écologie de l’émerveillement plutôt qu’une écologie de la sanctuarisation ? N’y a-t-il pas le risque que quelque soit les efforts de protection, ces derniers soient vains si ils ne sont pas soutenus par une éducation positive à la nature dès le plus jeune âge ?

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