Cultiver la conscience de ce qui est et non pas de ce qui n’est plus

novembre 9, 2013 § Poster un commentaire

Comment cultiver la conscience de ses richesses, de ce que l’on a ou de ce qui est? Nous sommes spontanément beaucoup plus enclins à développer la conscience de ce que l’on a pas ou de ce que l’on est plus, ou de ce que l’on est en train de perdre.

L’enjeu est plutôt de trouver des moyens que nous nous réjouissions de ce qui est encore. Comment cultiver cette conscience de l’être plutôt que celle du rien ?

Je prends un exemple lié à l’écologie et à un débat qui opposait récemment le chercheur en écologie Michel Loreau et un député européen socialiste. Ce dernier se réjouissait que l’Europe est occupée de développer un arsenal juridique de protection de la nature, sans doute un des plus avancés et des plus complets au niveau mondial.  Le scientifique de faire la remarque que l’Europe ne représente plus qu’environ 2% de la biodiversité mondiale tant l’action humaine a détruit la biodiversité existante en Europe. La plus grande partie de la biodiversité se trouve actuellement dans les zones tropicales. En fait, l’attitude de l’Europe, c’est un peu l’hôpital qui se moque de la charité.

Peut-on imaginer une écologie de l’émerveillement plutôt qu’une écologie de la sanctuarisation ? N’y a-t-il pas le risque que quelque soit les efforts de protection, ces derniers soient vains si ils ne sont pas soutenus par une éducation positive à la nature dès le plus jeune âge ?

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A LIRE: « Suicide et Sacrifice, le mode de destruction hypercapitaliste » de Jean-Paul GALIBERT

novembre 8, 2013 § 1 commentaire

Un ouvrage passionnant et décapant sur le fonctionnement du capitalisme actuel que l’auteur dénomme l’hypercapitalisme. J-P Galibert y démontre comment cette forme actuelle du capitalisme aboutit souvent à promouvoir une attitude suicidaire et à voler l’existence des individus.

Cet ouvrage développe également le concept intéressant « d’hypertravail » qui correspond au travail imaginaire que le consommateur effectue. Quelques extraits permettent de mieux comprendre ce que l’auteur entend par ce type de travail.

« Vous acceptez de payer le travail que vous avez effectué en augmentant par votre imagination la valeur de la marchandise à vos propres yeux ». (p. 14)

« Tout est fait pour que vous consacriez votre temps à imaginer la réalité, puis à acheter le résultat de votre travail imaginaire: la marchandise parée par votre imagination de toutes les vertus, séductions et qualités. Vous vous croyez heureux lorsque vous parvenez à acheter vos propres rêves » (P. 18)

« Soyez suicidaires, parce que c’est le seul état d’esprit qui vous pousse à hypertravailler en permanence. (…) Vous pouvez réussir dans le virtuel tout ce que vous avez raté dans le réel, à condition d’imaginer et de payer. Vous êtes toujours aussi raté, mais vous hypertravaillez en permanence. » (p 23)

Pour plus d’infos voir le blog du philosophe Jean-Paul GALIBERT (cliquez ici pour le lien direct présentant cet ouvrage)

Jean-Paul GALIBERT, Suicide et Sacrifice, le mode de destruction hypercapitaliste, Nouvelles Editions Lignes, 2012, 83 pages ISBN 978-2-35526-115-2

Le buffet des citations

novembre 1, 2013 § Poster un commentaire

« Man needs escape as he needs food and deep sleep. »  Graham Greene « Ways of Escape ».

« Observez vous vous promener, observez-vous digérer, réfléchir, faire un bon et long caca, observez-vous pisser et laissez vous emporter par le jet de votre urine ».  (de moi 🙂

« To immerse oneself in the waters of doubt to reassess my power to think » (Wittgenstein)

« Physicists look for causes but they might not find a cause! It is not because you are looking for gold, that you will find gold »  Bertrand Russel

l’agir du oisif

novembre 1, 2013 § Poster un commentaire

Pourquoi réduire l’agir au domaine du travail ?

L’agir et le faire sont des catégories qui peuvent se développer autant dans l’oisiveté que dans le travail

– l’agir et le faire du oisif

– l’agir et le faire de la personne dans son travail

Les mini-révoltes

novembre 1, 2013 § Poster un commentaire

La révolte insidieuse, difficile à déceler, peut coûteuse, rapide.  Pourquoi ne pas commencer par celle-là ?

– dans votre banque, sucer un gros bonbon transparent à la menthe, croquer le en petits éclats dans votre bouche et lorsque votre banquier a le dos tourné, cracher violemment le tout sur son bureau.

 

C’est très parfait !

novembre 1, 2013 § Poster un commentaire

Mon ami CJ s’irrite lorsque je prononce cette phrase. C’est comme un court-circuit dans son cerveau d’ingénieur. Cela m’amuse de le voir ainsi énervé par deux mots. Si c’est parfait, cela ne peut être « très parfait »… dans la bonne logique cartésienne.

L’oubli mon ami ?

novembre 1, 2013 § Poster un commentaire

L’oubli représente la chance d’être davantage dans le présent.

Ainsi quand j’oublie un raisonnement, se présente à moi la chance de le recomposer et peut-être de l’améliorer.

Et peut-être les vieux ne perdent-ils pas tant la mémoire que l’on pense habituellement.  Leur présent est parfois devenu si inintéressant qu’ils préfèrent simplement l’oublier….

( d’après les idées développées par Ellen Langer)

Où suis-je ?

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