Zuihitsu Bibliographie

novembre 1, 2013 § Poster un commentaire

Extrait du Larousse:

Genre littéraire japonais qui se caractérise par une totale liberté de forme et qui permet à l’auteur d’exprimer, au gré de son humeur et des impressions, opinions ou expériences qu’il relate, sa subjectivité. (Inauguré au Xe s. par Sei Shonagon, le genre continue d’être cultivé dans la littérature japonaise moderne.)
Extrait de Wikipedia:Cette définition est plus précise et plus intéressante que celle du Larousse.
Zuihitsu (随筆?) is a genre of Japanese literature consisting of loosely connected personal essays and fragmented ideas that typically respond to the author’s surroundings. The name is derived from two Kanji meaning « to follow » and « brush. » The provenance of the term zuihitsu is ultimately Chinese, however, being a transcription of suibi rendered into Japanese as fude ni shitagau(“follow the brush”).[1]Thus works of the genre should be considered not as traditionally planned literary pieces but rather as casual or randomly recorded thoughts by the authors.
Parmi les auteurs de ce genre:

– Yoshida Urabe KENKO (14ème siècle) : Les heures oisives  http://fr.wikipedia.org/wiki/Yoshida_Kenko

Random leaves from my leisure.

– Sei Shonagon:  Notes de chevet   http://fr.wikipedia.org/wiki/Notes_de_chevet

 J’ai rassemblé des notes sur les événements qui s’étaient déroulés devant mes yeux et sur les réflexions que j’avais faites en mon âme. (Sei Shōnagon dans Notes de chevet)

Extrait de Urabe KENKO, Les heures Oisives, Collection Gallimard/Unesco, 1968 (ISBN: 978-2-07-070925-0)

« Quelque soit l’objet, sa perfection est un défaut. Laissez les choses inachevées, comme elles sont, sans fignoler, j’y trouverai de l’intérêt et je me sentirai à l’aise. On me l’a dit: Quand on construit une demeure impériale, il est coutume de laisser un endroit inachevé. Dans les textes religieux, bouddhiques ou autres, écrit par les sages de jadis, n’est-il pas vrai qu’on trouve des exemples de chapitres qui manquent ?  »  (op. cit., p. 88)

« S’entretenir intimement avec un homme de même coeur, se divertir à deviser sans la moindre réserve aussi bien de sujets sérieux que des frivolités de ce monde, quel bonheur ce serait. Mais de tel homme, il n’en est point, et un vis-à-vis qu’il faut se garder de contrarier en rien ne sert qu’à vous faire mieux sentir votre solitude. Plutôt un partenaire avec qui, tout en reconnaissant la valeur de ce qu’on doit se dire, on diffère légèrement d’avis: un « Pour moi, je ne pense pas… », ponctuant la dispute; des « il en est ainsi parce que… » émaillant la conversation, – voilà qui, selon moi, divertirait aux heures d’ennui. Et pourtant, celui qui, même sur de simples formules d’excuses, ne serait pas d’accord avec moi, je puis bien l’entretenir de bagatelles ordinaires, mais il sera fort éloigné d’un véritable ami de coeur – quelle tristesse!  » (op.cit., p. 52-53)

« … une imitation, même feinte de la sagesse, mérite le nom de la sagesse » (op.cit., p. 89)

 » Les gens de qualité doivent vivre dans l’esprit des gens du commun; les sages, dans l’esprit des sots; les riches, dans celui des pauvres; les hommes de talent, dans celui de ceux qui n’en ont pas. »( op.cit., p. 95)

« Désirer suivre la Voie de Bouddha n’est rien d’autre que ceci: se faire une vie de loisir et ne point se soucier des choses du monde, – telle est la Voie par excellence.  » (op. cit., p. 89)

« La sagesse consiste à reconnaître ses propres limites et à s’arrêter tout de suite dès qu’on sent qu’on ne peut aller outre. Ce serait une erreur de reprocher à quiconque une telle sagesse, car, si l’on se force on a tort. L’homme sans fortune qui ne reconnaît pas sa pauvreté, en arrive au col. L’homme qui n’admet pas ses limites quand la force physique est affaiblie, finit dans la maladie. » (op.cit. p.112)

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